
Le 28 avril, Les Pharmaciens en colère ont lancé un appel à la grève de la substitution à compter du 17 mai. « Les pharmaciens ont l’impression de n’être jamais entendus.
Aucune mesure concrète en faveur des officines n’a été prise par les pouvoirs publics », explique Frédéric Abecassis, président du mouvement. Si le mot d’ordre suscite des polémiques, notamment en raison des potentielles conséquences économiques pour les officines, il traduit néanmoins le malaise et le mécontentement grandissants de la profession.
La FSPF tiendra d’ailleurs une assemblée générale extraordinaire le 7 juillet prochain. Si les propositions du ministère de la Santé, qui ouvre les négociations sur la marge le 19 mai, ne sont pas satisfaisantes, la FSPF décidera alors de mesures qui pourraient porter sur les génériques et l’organisation des gardes.
La menace a été entendue. Mais le ministère de la Santé, interrogé par Le Moniteur au sujet de l’appel à la grève, souligne qu’elle « constituerait un message très négatif qui ne serait pas compris par les patients et qui pénaliserait les pharmaciens eux-mêmes ».