
Le Parisien constate que « sans surprise, les propos du pneumologue Philippe Even relativisant les effets nocifs du tabagisme passif ont suscité un déluge de réactions, pour la plupart hostiles ». Le journal cite la réaction du ministère de la Santé, qui indique que « la nocivité du tabagisme passif n’est plus à démontrer », ajoutant que la fumée passive serait responsable de « cancers, d’infarctus et d’accidents vasculaires cérébraux ». Le Parisien note que « le président de l’Institut national du cancer [le Pr Dominique Maraninchi] a estimé que les « preuves scientifiques » étaient « suffisantes » pour justifier les récentes mesures de santé publique ». Le quotidien relève enfin que « le président de l’Office français de prévention du tabagisme, Bertrand Dautzenberg, a confirmé le rôle du tabagisme passif dans le déclenchement de maladies cardiovasculaires, tout en précisant que « les principales victimes du tabac sont incontestablement les fumeurs » ». De son côté, Le Monde observe à son tour que les femmes sont « de plus en plus victimes du tabac ». Le journal relève ainsi que selon le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire, « la mortalité par cancer du poumon chez les femmes de 40 ans a été multipliée par 4 entre 1984 et 1999 ». Le Dr Anne-Laurence Le Faou (université Paris-V, Hôpital européen Georges-Pompidou, Paris), précise qu’« il existe un décalage d’environ 30 ans entre le moment où le tabagisme commence à se répandre et le moment où les conséquences pour la santé se font sentir. Le cancer du poumon sera sans doute la première cause de décès chez les femmes dans les années à venir ». Le quotidien constate par ailleurs que « la perception des risques liés à la fumée de cigarette est sous-évaluée ». L’Institut national du cancer rappelle que « la fumée de tabac contient plus de 4 000 produits chimiques sous forme de particules ou à l’état gazeux. Nombre de ces composants sont toxiques ou irritants, d’autres cancérigènes. La fumée contient également de nombreuses substances génotoxiques ou irritantes, responsables de cancers des tissus avec lesquels elles entrent en contact ». Source : Le Parisien, Le Monde