
La fracture est la rupture, traumatique ou spontanée, de la continuité d’un os. Il existe plusieurs types de fractures :
La fracture est la rupture, traumatique ou spontanée, de la continuité d’un os.
Il existe plusieurs types de fractures :
les fractures simples post-traumatiques qui font suite à un accident violent (choc direct sur l’os ou torsion importante)
les fractures spontanées qui sont la conséquence de tumeurs ou de l’ostéoporose. Des maladies génétiques comme la maladie des os de verre peuvent aussi en être responsables.
les fractures de fatigue qui apparaissent au cours d’efforts très prolongés associés à des microtraumatismes répétitifs.
les fractures engageant le pronostic vital. Ce sont les fractures touchant de gros os comme le fémur qui peuvent engendrer d’importantes pertes de sang, les fractures de côtes (blessures des poumons par embrochage), les fractures vertébrales, les fractures de crâne (hémorragies cérébrales), les fractures des os du nez ou de la face.
les fractures ouvertes où l’os brisé fait effraction à travers la peau et qui peut faire craindre une infection de l’os et des tissus avoisinants.
Les fractures du poignet
Les fractures du poignet sont des fractures très fréquentes. Les mécanismes de celles-ci sont le plus souvent indirects : une chute sur la main, le carpe jouant alors le rôle d’une enclume sur laquelle le radius vient s’écraser.
Le plus souvent, la fracture du poignet siège au niveau de l’extrémité inférieure du radius.
Anatomie de la région du poignet Le poignet est l’articulation joignant l’avant bras (extrémités inférieures du radius et du cubitus) aux os de la première rangée de la main (scaphoïde, semi-lunaire et pyramidal).
On distingue en fait deux mécaniques articulaires :
l’articulation radio cubitale inférieure : elle associe les extrémités inférieures du radius et du cubitus et permet des mouvements de pronosupination avec l’articulation radio-cubitale supérieure.
l’articulation radio-carpienne (face supérieure des trois os de la première rangée du carpe : scaphoïde, semi-lunaire et pyramidal avec les extrémités inférieures du radius et cubitus). Cette articulation permet les mouvements de la main sur l’avant-bras : flexion de la main d’avant en arrière ou sur le côté.
Articulation du poignet : vue palmaire
80% des fractures du poignet sont des fractures dit de Pouteau - Colles. La fracture de Pouteau-Colles est une fracture de l’extrémité inférieure du radius entrainant un déplacement en arrière du fragment inférieur qui bascule en dehors et s’enfonce en pointe dans la diaphyse.
C’est ce qu’on appelle aussi une déformation en "dos de fourchette".
Toute l’extrémité inférieure du radius peut être fragmentée. Il s’agit alors d’une fracture "comminutive " articulaire de l’extrémité inférieure du radius. Il s’agit d’un véritable éclatement de l’épiphyse radiale, avec impaction du carpe dans l’épiphyse et déplacement majeur de la radio-cubitale inférieure.
Une partie seulement de l’extrémité inférieure du radius peut être fracturée : il s’agit alors de fracture marginale antérieure ou postérieure ou de fracture cunéenne.
Le déplacement de la fracture peut se faire vers l’avant (vers la paume de la main) au lieu de se faire vers l’arrière comme à l’accoutumée. C’est la fracture de Goyrand-Smith. On parle aussi de Pouteau-Colles inversé ou de déformation en "ventre de fourchette".
tassement osseux en "motte de beurre" : il n’y a pas de fracture vraie, juste un déplacement minime (rôle protecteur du périoste), sans déformation apparente.
fracture incomplète dite "en bois vert" semblable à l’aspect d’une branche de bois vert que l’on essaie de rompre et qui cède progressivement au lieu de casser net comme du bois bien sec.
le "décollement épiphysaire". Il survient plutôt chez l’adolescent en fin de croissance, période à laquelle le cartilage est relativement fragile.
? fracture associée de l’extrémité inférieure des deux os de l’avant-bras. Il ne s’agit plus vraiment d’une fracture du poignet mais plutôt d’une fracture du "quart inférieur des deux os de l’avant-bras".
Il consiste en la réduction de la fracture c’est à dire remettre les fragments en place et les maintenir jusqu’à leur consolidation (4 à 6 semaines).
Traitement orthopédique
immobilisation du poignet à l’aide d’un plâtre.
Des radiographies faites au travers du plâtre seront alors nécessaires pour surveiller la fracture et vérifier l’absence de déplacement secondaire et de pseudarthrose.
Traitement chirurgical
Broches pour fixer les fragments : il s’agit de petites aiguilles d’acier de 1,5 à 2 mm de diamètre qui permettent "d’épingler" les fragments (brochage styloïdien par deux broches croisées, brochage intra-focal type Kapandji, brochage selon Py). Ces broches restent en place jusqu’à la consolidation (6 semaines environ).
Quand les broches sont mises en place, une immobilisation à l’aide d’un plâtre reste souvent nécessaire, à la fois pour protéger le montage, et pour soulager la douleur.
? Plaque vissée : ces plaques sont le plus souvent utilisées en cas de fracture marginale antérieure. La plaque peut rester en place, mais sera en fait souvent retirée, surtout chez un sujet jeune.
Fixateur externe : il s’agit d’un appareil qui prend appui au niveau du radius et des os de la main. Il permet de maintenir la réduction obtenue à l’aide des manœuvres externes habituelles. Des tiges filetées, de 3 mm de diamètre prennent ainsi un bon encrage dans l’os, et l’appareil lui-même est fixé sur ces fiches. Il reste en place jusqu’à consolidation (6 à 8 semaines).
déplacement sous plâtre d’une fracture traitée orthopédiquement. Dans ce cas, une fixation de la fracture (broche, le plus souvent) évitera la survenue d’un nouveau déplacement sous plâtre.
ennuis liés aux broches et aux fiches de fixateur externe : irritation de la peau, irritation d’un rameau nerveux ou d’un tendon (très rare) sur le trajet d’une broche. En général, tout rentre dans l’ordre après ablation des broches.
? raideurs articulaires au sortir du plâtre : le poignet, pour récupérer sa mobilité, nécessitera l’aide d’un kinésithérapeute. Le plus long à récupérer est la force de serrage.
? syndrome algo-neuro-dystrophique : le poignet, la main, les doigts sont gonflés, enraidis et il existe volontiers une hypersudation. Les douleurs peuvent remonter dans le coude et l’épaule. Heureusement, ces manifestations réagissent bien aux traitements. Des injections sont souvent nécessaires car on a recours à de la calcitonine. Le diagnostic est généralement fait après une scintigraphie dynamique au Tc99m.
Au cours de l’accident, il peut se produire des lésions des ligaments siègant au niveau de l’articulation entre radius et cubitus. Il en résulte une gêne ou des douleurs lors des mouvements de torsion ou de vissage.
Lésions du carpe : fracture du scaphoïde, luxation du carpe qui risquent d’évoluer pour leur propre compte, laissant parfois subsister un handicap important.
lésions plus à distance du poignet : fracture de l’avant-bras, du coude, du bras ou de l’épaule, lésions de la main ou des doigts. (Sources : Internet)