
Martine Perez remarque dans Le Figaro que « si toutes les personnes infectées par le virus du sida étaient dépistées et recevaient des médicaments antiviraux, l’épidémie pourrait sans doute disparaître dans quelques décennies ».
La journaliste rappelle que « si les médicaments actuels ne permettent pas de détruire le virus, ils réduisent massivement, pour le patient traité, le risque de transmettre à son tour le virus à un tiers », puis note : « Test and treat (« dépister et traiter »). Telle est désormais la philosophie qui anime les grands organismes de lutte contre le sida. […] Alors que la 18ème Conférence internationale sur le sida s’est ouverte hier à Vienne (Autriche), de plus en plus d’experts plaident pour une telle stratégie ».
Martine Perez remarque que « l’OMS en vient même à imaginer à l’horizon 2050 l’éradication de ce virus. […] Hier, la revue britannique The Lancet a publié les résultats d’une étude canadienne [menée par le Pr Julio Montaner, directeur du Centre de lutte contre le sida à Vancouver] qui corrobore au moins partiellement ces hypothèses. Ce travail démontre que le seul traitement des séropositifs permet de diviser par 2 le nombre de nouveaux cas d’infection par le VIH ».
La journaliste aborde par ailleurs « l’optimisme du patron de l’Institut américain des maladies infectieuses », Anthony Fauci, qui « estime qu’après 20 ans d’échecs, la quête pour un vaccin antisida connaît des avancées importantes qui rendent beaucoup plus confiant de vaincre l’infection ».
Le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l’Anrs, revient aussi sur les dernières découvertes, qui « constituent un point de départ intéressant mais à ce stade, cela ne paraît pas suffisant pour mettre au point un vaccin préventif ».
Libération aborde aussi la conférence de Vienne, relevant les propos de Michel Sidibé, directeur de l’Onusida, lors de la séance d’ouverture : « Pour la première fois de la décennie, les investissements n’ont pas augmenté. Des personnes vont mourir si nous n’offrons pas une meilleure coordination et efficacité des services ».
Le journal publie un entretien avec Roselyne Bachelot, qui « détaille le prochain plan de lutte français contre l’épidémie ». La ministre de la Santé déclare : « Je pense que nous sommes aujourd’hui en mesure de casser l’épidémie dans notre pays. […] Je veux aller vers un plan de santé publique. […] D’abord, c’est le renforcement du dépistage au sein de la population générale dans le cadre du système de soins avec les médecins traitants ». Sources : Le Figaro, Libération, Le Parisien, La Croix, Le Monde, L’Humanité